Tabagisme et bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)



tabagisme et BPCO


Qu’est-ce que la BPCO ?


La bronchopneumopathie chronique obstructive, couramment appelée bronchite chronique, est définie par le site Ameli comme étant une obstruction permanente des voies aériennes caractérisée par une diminution progressive de souffle. Toujours selon Ameli.fr, cette diminution est liée à plusieurs facteurs :


  • Les parois des bronches et des bronchioles deviennent plus épaisses et les cellules produisent plus de mucus que d'habitude. Les voies respiratoires ont un calibre diminué et sont encombrées ;

  • Les petites bronches (bronchioles) et les alvéoles des poumons se déforment et perdent leur élasticité ;

  • Puis les alvéoles pulmonaires, qui permettent les échanges gazeux lors de la respiration, sont détruites (emphysème).


BPCO, quels symptômes ?


Selon l’INSERM, divers signes cliniques sont symptômes de BPCO : essoufflement, toux chronique, expectorations, et s’aggravent généralement avec le temps. Cela peut se répercuter sur une baisse de l’activité physique et une apparition de difficultés à effectuer des tâches quotidiennes.

Les formes de BPCO les plus sévères entrainent l’obligation d’une oxygénothérapie de longue durée pouvant se faire à domicile. Pour cela, le pharmacien garant qui met à disposition le matériel nécessaire doit avoir suivi une formation réglementaire que nous proposons.



BPCO, quelles en sont les causes ?


Dans 80% des cas, la BCPO provient du tabagisme. Plus vous êtes gros fumeur et de longue date, plus vous êtes à risque. Cependant, les risques s’amenuisent en cas d’arrêt de consommation de tabac. Même dans le cas d’une personne atteinte de BPCO, l’arrêt de tabac sera bénéfique et permettra de stabiliser la fonction respiratoire, ce quel que soit le niveau de gravité de la BPCO.


Ameli nous rapporte divers autres facteurs favorisants :

  • Le tabagisme passif ;

  • La consommation de cannabis semble être un facteur aggravant ;

  • Certains facteurs environnementaux : pollution atmosphérique et pollution intérieure, par un chauffage au bois ou au charbon par exemple ;

  • L’exposition professionnelle à des toxiques ou des irritants :

  • Particules minérales dans l'industrie minière (poussières de charbon, de silice),

  • Particules organiques (végétaux, moisissures) dans l'industrie du textile et le secteur agricole (élevage de porcs, silos à grain, production laitière),

  • Gaz, vapeurs et fumées ;

  • L’hérédité responsable d'une susceptibilité individuelle dans la réponse aux agressions respiratoires (tabac, pollution...) ou très rarement une maladie génétique rare (déficit en antitrypsine alpha 1 responsable d'un emphysème pulmonaire et de troubles hépatiques conduisant à la cirrhose).


Quelques chiffres


En reprenant les chiffres de l’INSERM nous pouvons nous apercevoir que, bien que n’étant pas des plus connues, la bronchopneumopathie chronique obstructive est la cause (initiale ou associée) de 17 000 décès en 2017 et d’entre 107 000 et 170 000 hospitalisations.

Selon l’OMS, elle pourrait même devenir la 3eme cause de mortalité dans le monde d’ici 2030.


Faire face à la BPCO


La BPCO ne peut malheureusement pas être guérie. En revanche, il est possible de ralentir son évolution et d’invertir quelques symptômes.

Pour cela il est bien entendu primordial d’arrêter de fumer. Il est important de notifier que dans le cadre d’une oxygénothérapie, un concentrateur pourrait être installé à votre domicile. Dans ce cas, il impensable de fumer au moment de la mise sous oxygène du patient, ou tout simplement de fumer à moins de trois mètres de celui-ci sans courir un risque majeur d’explosion.

Une prise en charge médicamenteuse peut être proposée.


Il est également possible de suivre une réhabilitation respiratoire, qui est une des composantes principales du traitement non médicamenteux des patients atteints de BPCO. Cette réhabilitation se fait auprès d’une équipe pluridisciplinaire composée de masseurs-kinésithérapeutes, de médecins généralistes ou encore d’enseignants APA (activité physique adaptée). Pour acquérir les compétences spécifiques à ce programme, ces professionnels sont conviés à se renseigner sur notre formation :



La réhabilitation respiratoire comprend le réentraînement à l’exercice avec reprise d’activités physiques adaptées et l’éducation thérapeutique (ETP), auxquels sont associés le sevrage tabagique, le bilan et suivi nutritionnels et la prise en charge psycho-sociale.

Pour assurer une prise en charge optimale des patients insuffisants respiratoires, nous proposons aux professionnels concernés une sensibilisation à l’éducation thérapeutique du patient insuffisant respiratoire chronique.